








Le Grand Écuyer
Une perle d’architecture gothique
Le Grand Écuyer est une perle gothique majeure de Cordes-sur-Ciel, « la cité Cathare aux 100 ogives », fondée en 1222 par le comte Raymond VII de Toulouse. Souvent présenté comme résidence de chasse de ce dernier, le Grand Écuyer a plus probablement été édifié vers 1290 par une famille noble locale et habité ensuite par des notables et de riches marchands.
Hôtel-restaurant de luxe durant la seconde moitié du XXe siècle, le Grand Écuyer accueille de nombreuses personnalités politiques (empereur du Japon, Reine-mère, François Mitterrand…), artistiques, littéraires ( Albert Camus et Maria Casares, René Char, Jean Marais…) et économiques.
Réimaginer et raviver
Le Grand Écuyer est repris en 2021 par un couple de diplomates dont la famille est cordaise. Ses nouveaux propriétaires s’attachent à lui donner un lustre culturel et international à la hauteur du bâtiment et de la cité classée « plus beau village de France ». Ils décident de restaurer sa façade unique au monde pour la première fois dans son histoire, pour pérenniser et renforcer sa contribution à l’attractivité cordaise. Après deux ans de travaux, le Grand Écuyer est maintenant ouvert au public, d’abord pour les Journées du Patrimoine, et pour de l’événementiel dans un cadre historique.
Histoire du Grand Ecuyer
Un chef d’œuvre médiéval
D’après des études récentes, le Grand Ecuyer a été fondé vers 1290, soit un demi-siècle avant les estimations précédentes, et alors que l’église Saint-Michel était en construction. Il a souvent été présenté comme la résidence de chasse du comte Raimond VII de Toulouse, alors que ce dernier était mort depuis plus de 40 ans. L’absence de toute archive durant les deux premiers siècles laisse à penser qu’il est resté en possession d’une même famille de nobles, alliée à des consuls, notables et commerçants. La Suite Raimond VII rappelle, sans certitude sur une nuitée royale, l’étape cordaise de François 1er en 1533. Le compoix (ancien cadastre) de 1545 attribue le Grand Ecuyer au Seigneur Jean de La Prune, d’une riche famille noble, propriétaire de nombreux bâtiments à Cordes, à Labarthe-Bleys, et s’établissant ensuite au château de Roquereyne-la Prune.
Des hauts et des bas
Comme Cordes, la Maison traverse des phases de déclin et de rebond, «des brèves périodes brillantes et de longues angoisses » durant le Moyen Âge et la Renaissance : sept épidémies de peste, puis les guerres de Religion. Sa façade garde des traces ostensibles des deux incursions protestantes de 1568 et 1574. Cordes s’assoupit, avant que Prosper Mérimée ne la relève en 1835 et, apercevant en tout premier le cheval et l’écuyer (ou chevalier ?) hybride de la façade, ne dénomme le bâtiment «Grand Ecuyer ».
Le renouveau
Le début du renouveau est marqué par l’acquisition par un député maire d’Albi, M. Louis Cavalié (1831-1916) puis le classement en 1907 comme monument historique. Après une nouvelle phase sombre (refus de la mairie en 1919 de le reprendre gratuitement; fermeture de classe pour insalubrité dans les années 30), la famille Van Ackère engage une reprise en main décisive à partir de 1940. En 1956, Mme Marguerite Cavalié et Claire Targuebayre ouvrent un hôtel restaurant de luxe. Cette période, avec réception d’hôtes de marque, comme Albert Camus et Maria Casarès, se poursuit avec son acquisition en 1980 par Yves Thuriès. De nombreuses personnalités des mondes culturels et politiques contribuent à la renommée de Cordes-sur-Ciel, avant que l’hôtel-restaurant ne ferme ses portes en 2010. Le Grand Ecuyer est repris en 2021 par un couple de diplomates dont la famille est cordaise. Il décide de le restaurer pour la première fois dans son histoire, pour pérenniser et renforcer sa contribution à l’attractivité cordaise.
Statuaire du mystère
Une statuaire civile unique au monde
« Les sculptures dont la demeure est ornée presque à profusion sont les plus délicatement exécutées, les plus variées dans leurs sujets et certainement les plus intéressantes de toutes. Nulle part ailleurs, il n’existe de motifs plus originaux, plus divers et rendus avec un pareil souci de l’exactitude. Le grès employé à cette construction a été choisi d’une qualité hors de pair, tant sa surface est restée pure, au point qu’on la croirait fraîchement travaillée. » (Charles Portal, historiographe de Cordes)
« Elle paraît plus élégante, plus fine que les autres. Les sculptures ont pris un relief avancé. Les colonnettes sont d’une très grande légèreté, d’une extrême pureté. » (Claire Targuebayre).
« La fantaisie décorative des sujets s’allie à une facture exceptionnelle. Pour la première fois, on ne se contente plus de l’habituel décor de chapiteaux et feuillages venu de l’architecture religieuse, mais on organise son propre décor puisé dans le monde profane… » (Pr Michèle Pradalier-Schlumberger )
Visiter et louer le Grand Écuyer
Visiter le Grand Écuyer
Plongez au cœur du patrimoine en franchissant les portes du Grand Écuyer lors de ses ouvertures au public. À l’occasion d’événements culturels ponctuels, tels que les Journées du Patrimoine 2026, le lieu dévoile sa richesse historique et permet aux visiteurs d’appréhender l’ampleur des travaux de restauration et ses découvertes avec une exposition Authentique Gothique.
Ouverture au public en 2027 :
Du 1er juillet au 8 septembre inclus
De mercredi à samedi inclus
De 12 à 18h
Visite de l’exposition: 2 € par personne; gratuit aux moins de 10 ans.
Toute l’année, pour les groupes de plus de 10 personnes, à la demande : nous contacter dès maintenant.
Louer le Grand Écuyer
L’intérieur du Grand Ecuyer et ses espaces historiques nus sont disponibles toute l’année pour accueillir vos séminaires, événementiel et conférences. Pour toute demande, nous vous invitons à nous contacter directement afin d’étudier vos besoins.
Cordes-sur-Ciel
« La citée cathare aux 100 ogives ».
Située à 25 kms d'Albi et de Gaillac et 1h de Toulouse.
